Discours de Lucien Cerise en Iran à la conférence New Horizon (2017)

Du 14 au 20 mai 2017, Lucien Cerise avait l’honneur et le plaisir d’être invité en Iran à la quatrième édition des conférences New Horizon. Sous-titré « conférence des penseurs et artistes indépendants », l’événement s’inscrivait dans un cycle de rencontres internationales organisées par les Pasdaran, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) en Iran.

Avant de reproduire le texte de l’intervention prononcée par Lucien Cerise à cette occasion, donnons quelques éléments de contexte à nos lecteurs. Les Gardiens de la révolution, unité militaire iranienne d’élite fondée en 1979, s’est dotée au fil du temps d’une branche culturelle qui organisera des rencontres internationales entre les années 2011 et 2019. Pour commencer, trois conférences sur le thème d’Hollywood comme outil de l’impérialisme américain se sont tenues en 2011, 2012 et 2013. Puis six colloques à vocations plus généralistes, nommés New Horizon, furent organisés en Iran et au Liban entre 2012 et 2019. Cette initiative de « soft power » iranien a fini par entrer dans le collimateur américain. Le ministère de la Justice des USA retrace sur l’un de ses sites (FOIA) l’histoire de ces conférences internationales, pour en faire le procès politique.
 
« New Horizon Conference »
 

Photo de groupe de l’édition 2019 au Liban, avec notamment Pepe Escobar, Valérie Bugault, Jacob Cohen, Alexandre Douguine, Leonid Savin, Gilles Munier et Manuel Ochsenreiter. C’est aussi en 2019 que les USA placeront sous sanctions économiques les quatre principaux responsables iraniens de l’organisation de ces événements : Hamed Ghashghavi, Reza Montazami, Nader Talebzadeh et son épouse Zineb. Le plus jeune de l’équipe, Hamed Ghashghavi, né en 1989, parfaitement francophone, s’était lié d’amitié avec l’humoriste Dieudonné, quand ce dernier fut invité pour l’édition 2012, comme le rappelle la galerie de photos souvenirs sur son site personnel.

 
Hamed Ghashghavi.
 
La même année 2012, deux autres Français, Robert Faurisson et Maria Poumier, étaient également invités à l’événement. Le média Street Press rapportait sur un ton faussement goguenard : « Un air de colonie de vacances pour ce voyage entre potes sous le soleil de Téhéran. Une troupe enthousiaste venue de France : Robert Faurisson – surnommé Fofo si l’on en croit les légendes des photos prises sur place, emmenait avec lui Dieudonné et l’universitaire à la retraite Maria Poumier, une autre habituée des milieux négationnistes, qui raconte à StreetPress : On a eu un discours très beau de Mahmoud Ahmadinedjad et la bonne entente entre les participants a été remarquable. »
 
« Exclu : Les photos de vacances de Robert Faurisson en Iran »
 
De nombreux Français et francophones seront invités à ces événements au fil des années. Sur le site officiel dédié aux conférences est exposée une série de photos d’intervenants de 2012 à 2017. Hormis Dieudonné, on reconnaît aussi (de haut en bas) Thierry Meyssan, Richard Labévière, Patrick Besson, Maria Poumier, Jean-Michel Vernochet, Gilles Munier, Isabelle Coutant-Peyre, Béatrice Pignède, Yvan Benedetti, Hervé Ryssen, Alain Corvez, Joe le Corbeau, Lucien Cerise, Imad Hamrouni, Raphaël Berland, Thomas Werlet, Pierre-Jules Njawe Omede, Kemi Seba.
 
« New Horizon: International Conference of Independent Thinkers & Artists – From France »

Traduction de l’affiche officielle de l’édition 2017, « Au bord du gouffre 2 »
4ème conférence internationale Nouvel Horizon
25 figures antisionistes d’Europe et d’Amérique du Nord (universitaires, politiciens, analystes des médias, activistes et écrivains) discuteront de sujets internationaux et régionaux.
17 et 18 mai 2017, Iran, Téhéran
De 10h à 17h à l’hôtel Parsian Kowsar

En présence de figures nationales iraniennes ; Hassan Abbasi, Hassan Rahimpour Azghadi…
Président de conférence : Nader Talebzadeh

Sous le texte, la galerie de photos complète des 25 intervenants. Hormis Lucien Cerise et certains de ses compatriotes déjà cités, on reconnaît entre autres Dragana Trifković et Teša Tešanović (Serbie), Konrad Rękas (Pologne), Anthony J. Hall et Ahmed Bensaada (Canada), Gearóid Ó Colmáin (Irlande), Giulietto Chiesa et Maurizio Blondet (Italie).

Dès leur arrivée à l’aéroport de Téhéran, les invités francophones furent accueillis par Hamed Ghashghavi pour rejoindre les autres membres de la délégation internationale et monter dans un bus. Le séjour commençait par un préambule en forme d’excursion du 15 au 17 mai dans l’ouest du pays, à Kermanshah et dans sa province, pour visiter un musée de la guerre Iran/Irak. Puis le groupe des 25 invités revenait à Téhéran du 17 au 19 mai pour le colloque proprement dit. Sur la photo ci-dessous, on peut reconnaître de gauche à droite Dragana Trifković et Konrad Rękas, puis sous l’affiche, Alain Corvez, Anthony J. Hall, Nader Talebzadeh, Gearóid Ó Colmáin, Richard Labévière, puis de profil, sur le côté droit, Gilles Munier et Lucien Cerise. Le livre d’or des conférences de 2011 est au chapitre « Diary » du site d’Hamed Ghashghavi. Les mots de remerciements de Lucien Cerise apparaissent en bas de la page : « Mille mercis pour cette invitation ! J’ai enfin compris ce qui s’était passé pendant la guerre Iran/Irak. Les paysages sont magnifiques. L’accueil est chaleureux. La conférence et les discussions étaient stimulantes au plus haut point. Je regrette qu’il n’existe aucune organisation en France pour faire quelque chose de semblable. Protégez votre pays, tel est mon message aux amis iraniens ! »
 
« Diary »
 


Photo prise à l’hôtel Parsian Kowsar pendant une pause entre deux séances plénières. De gauche à droite, Lucien Cerise, Dragana Trifković (journaliste serbe), Reza Montazami (organisation, CGRI), Anthony J. Hall (universitaire canadien), Nader Talebzadeh (organisation, CGRI).

« 4th Intl. New Horizon Conf. »

Texte inédit de l’intervention prononcée par Lucien Cerise à la 4è conférence New Horizon de Téhéran

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,

Qui est exactement le pouvoir suprême aux États-Unis ? Est-ce Wall-Street ? Hollywood ? La Maison-Blanche ? Le Pentagone ? La CIA ou le FBI ? Le lobby sioniste ? Le pouvoir suprême dans ce pays consiste en ce que nous appelons « storytelling », c’est-à-dire le fait de raconter des histoires. Même l’article d’un journaliste est appelé « a story ». On parle aussi de narratifs et de récits. Pour la plupart des habitants de la planète, cela semble très étrange, comme si les États-Unis préféraient la rhétorique et la fiction à la réalité. Je crains que ce soit effectivement le cas, du moins en ce qui concerne le petit monde des lobbies, dont les sièges sociaux se regroupent à K Street, Washington DC. La plupart des discours officiels de la Maison-Blanche doivent être analysés comme des prétextes ou des façades à autre chose. C’est le cas de la rhétorique des droits de l’homme. En réalité, le pouvoir américain – que ce soit à Washington DC, Wall-Street ou en Californie – ne se soucie pas du tout des droits de l’homme. Le pouvoir américain, quel qu’il soit, met en œuvre cette rhétorique des droits de l’homme comme un outil pour mener une « guerre hybride » contre les droits de l’homme et l’humanité, et pour préparer les esprits au transhumanisme, comme je le montrerai plus loin. En fait, la rhétorique des droits de l’homme fait partie de quelque chose de plus large, que l’on peut décrire en termes d’ingénierie sociale.
 
Qu’est-ce que l’ingénierie sociale ? C’est une approche scientifique des phénomènes sociaux dans une perspective de « conduite du changement », méthode dérivée de la cybernétique et de la psychologie, appliquée aux domaines du management, du marketing et de la sécurité des systèmes. C’est la méthode générale de piratage de tout être social, permettant la modification furtive, stratégique et durable du comportement de cet être social (entreprise, organisation, population), la plupart du temps pour le détruire, en tout cas pour le faire changer même s’il n’en ressent pas le besoin de lui-même. Les deux concepts clés de l’ingénierie sociale sont l’hameçonnage (phishing), sorte de « séduction mortelle », et le conflit triangulé, ou conflit par procuration (guerre par procuration, force par procuration). Ces notions trouvent des applications géopolitiques dans la transitologie, qui est la méthode utilisée par l’axe Washington/Tel-Aviv pour tuer furtivement leurs ennemis au nom des droits de l’homme, en restant invisible pour la plupart des gens, par le biais de « révolutions colorées », de coups d’État, d’opérations psychologiques, de terrorisme sous faux drapeau, de guerres hybrides et de changements de régime, dont les conséquences dramatiques sont visibles en Syrie, en Irak, en Libye, en Ukraine, etc. C’est la voie principale vers la gouvernance par le chaos.
 
Où se situe la rhétorique des droits de l’homme dans cette méthodologie ? Elle se présente comme un outil d’hameçonnage, quelque chose qui va à l’encontre de vos intérêts et qui peut même vous tuer, mais que vous aimerez faire ou suivre malgré tout. C’est aussi ce qu’on appelle du piratage (hacking). Il n’est pas nécessaire de brancher un ordinateur sur votre tête pour pirater votre cerveau, les mots suffisent, ou les images à la télévision. Cela a beaucoup à voir avec la propagande, la gestion des perceptions et les opérations psychologiques (psyops), mais c’est différent de l’hypnotisme. Lorsqu’une personne est piratée, elle est hypnotisée, mais reste consciente. Imaginez un poisson dans l’eau, qui voit un petit ver se tortiller devant lui. Il croit qu’il va manger un bon dîner, avale le ver, est attrapé par l’hameçon et finit sa vie comme le dîner lui-même dans l’assiette du pêcheur. Le poisson a été piraté, c’est-à-dire hypnotisé sans perdre conscience, pour qu’il fasse confiance en toute liberté à quelque chose qui va le tuer, et sans combat de la part de son ennemi (le pêcheur). L’ingénierie sociale est un moyen de gagner un combat, ou de tuer son ennemi, en obtenant sa confiance, et sans se battre soi-même. Le premier exemple historique de cette méthode dans le monde du monothéisme apparaît dans le texte que les juifs appellent la Torah, et les chrétiens le Pentateuque, qui fait partie de l’Ancien Testament, première partie de la Bible chrétienne, dans le livre du Deutéronome, 20, versets 10 à 16 : « Quand tu t’approcheras d’une ville pour l’attaquer, tu lui offriras la paix. Si elle accepte la paix et t’ouvre ses portes, tout le peuple qui s’y trouvera te sera tributaire et asservi. Si elle n’accepte pas la paix avec toi et qu’elle veuille te faire la guerre, alors tu l’assiégeras. Et après que l’Éternel, ton Dieu, l’aura livrée entre tes mains, tu en feras passer tous les mâles au fil de l’épée. Mais tu prendras pour toi les femmes, les enfants, le bétail, tout ce qui sera dans la ville, et tu mangeras le butin de tes ennemis, que l’Éternel, ton Dieu, t’aura livrés. C’est ainsi que vous traiterez toutes les villes qui sont éloignées de vous et qui n’appartiennent pas aux nations voisines. Mais dans les villes des nations que l’Éternel ton Dieu te donne en héritage, tu ne laisseras la vie à rien de ce qui respire. »
 
Deux millénaires plus tard, George Soros et ses Open Society Foundations, ou Mikhaïl Khodorkovsky et Open Russia, et bien d’autres comme le mouvement No Borders ! – dont la plupart sont sponsorisés par la banque Rothschild – nous demandent de leur ouvrir nos sociétés et nos esprits, pour nous détruire plus facilement en renonçant à notre instinct de conservation, donc en détruisant nos frontières et notre capacité d’autodéfense, ce qui conduit au libre-échange, à la mondialisation, à l’immigration sauvage et massive, et au remplacement démographique. Ou comment fabriquer le consentement des peuples à leur propre génocide. La rhétorique des droits de l’homme poursuit ce but : faire en sorte que les peuples se suicident au nom de l’amour de l’humanité, en se désarmant eux-mêmes, en se sentant coupables d’être fermés, donc en renonçant à leur sécurité, leur intégrité, leur identité, et en se réjouissant de disparaître au nom du marché, de la tolérance et de l’ouverture à l’Autre et au monde. Comme vous le voyez, pour pirater un cerveau sans être perçu comme l’ennemi, il faut obtenir sa confiance, ou au moins son indifférence, pour qu’il s’ouvre à vous, abaisse de lui-même sa vigilance sécuritaire et vous laisse entrer. Si vous n’obtenez pas sa confiance, si vous provoquez la méfiance, le cerveau érige ses défenses immunitaires, comme un pare-feu pour votre ordinateur, et vous ne pouvez pas le pénétrer. Le piratage par ingénierie sociale consiste à pénétrer et à modifier un système non pas en l’attaquant, mais en obtenant sa confiance et sans violence.
 
Les droits de l’homme sont le principal outil d’hameçonnage, le principal hameçon, pour vous détruire en toute confiance et dans la bonne humeur. Il s’agit d’une sorte de lavage de cerveau en douceur, d’un storytelling vicieux que je vais essayer de résumer en quelques phrases. Qu’entend-on par « droits de l’homme » ? Cela signifie exiger l’égalité des droits pour tout le monde, respecter et être tolérant envers chaque être humain sur terre, en particulier envers les minorités, qui méritent un respect particulier, plus que la majorité, pour obtenir l’égalité, étant donné qu’elles n’ont pas la chance d’appartenir à la majorité (par définition) et qu’elles peuvent souffrir d’inégalité et de discrimination. Ce traitement spécial pour les minorités discriminées est appelé « discrimination positive » et « politiquement correct », et consiste à donner aux minorités plus de droits et d’avantages qu’à la majorité. C’est l’institution de l’inégalité au nom de l’égalité, et si vous osez critiquer cette nouvelle tyrannie des minorités, vous êtes un barbare, coupable de persécuter ces pauvres minorités qui ont tant souffert depuis la nuit des temps. Conclusion : être ouvert au monde, tolérant et défenseur des droits de l’homme, c’est donner moins de droits à certains, la majorité, qu’à d’autres, les minorités. Ainsi, les droits de l’homme signifient : plus de droits pour certains. La plupart des gens appartenant à la majorité, au nom des droits de l’homme – l’outil d’hameçonnage – doivent accepter d’avoir moins de droits que d’autres personnes, qui sont moins nombreuses, pour obtenir une légitimité morale et être considérées comme des humains normaux, avec un cœur et une âme. Lorsque Joe Biden déclare que les droits des LGBT sont au-dessus de tout et plus importants que tout, parce que si ce n’est pas le cas, c’est de l’inhumanité, il envoie un message aux hétérosexuels : vous avez moins le droit de vivre que les LGBT. Une autre étape dans cette attaque des droits de l’homme en leur nom est franchie par l’écologie profonde et l’anti-spécisme (véganisme), dont le récit peut être résumé ainsi : l’humanité est si mauvaise pour les animaux et la nature libre qu’il faut accepter de disparaître en tant qu’humanité pour donner plus d’espace et plus de droits de vivre aux animaux et à la nature sauvage. Le comble de cette folie est atteint lorsqu’il s’agit de donner des droits à cette nouvelle minorité à venir, le transhumanisme : mutants, cyborgs, robots, machines. À travers l’idéologie des droits de l’homme, le pouvoir envoie un message subliminal au peuple : « Vous êtes tellement coupables que vous devriez vous suicider pour laisser le monde entier prendre votre place ».
 
Il y a deux façons de tuer un ennemi par ingénierie sociale, c’est-à-dire « furtivement », sans être vu. La première, nous venons de le voir, consiste à le pousser au suicide ; la seconde consiste à pousser deux ennemis à s’affronter sous votre contrôle. J’ai appelé cela en français « conflit triangulé », en anglais « proxy conflict », « proxy warfare ». J’ai trouvé la première trace officielle du concept de « force par procuration » dans le mémorandum A Clean Break : A New Strategy for Securing the Realm, publié en 1996 par le groupe d’étude « A New Israeli Strategy Toward 2000 » à l’Institute for Advanced Strategic and Political Studies de Jérusalem et de Washington. Dans ce court document, certains néo-conservateurs israélo-américains (dont le plus célèbre est Richard Perle) expliquent comment l’entité sioniste devrait attaquer la Syrie par l’intermédiaire de forces supplétives israéliennes : « La Syrie défie Israël sur le sol libanais. Une approche efficace, avec laquelle les Américains peuvent sympathiser, serait qu’Israël saisisse l’initiative stratégique le long de ses frontières nord en engageant le Hezbollah, la Syrie et l’Iran, en tant que principaux agents de l’agression au Liban, y compris en... (...) mettant en parallèle la Syrie et l’Iran : (...) en établissant un parallèle avec le comportement de la Syrie et en créant un précédent selon lequel le territoire syrien n’est pas à l’abri d’attaques émanant du Liban par des forces mandataires israéliennes. (...) Israël peut façonner son environnement stratégique, en coopération avec la Turquie et la Jordanie, en affaiblissant, en contenant et même en faisant reculer la Syrie. Cet effort peut se concentrer sur le retrait de Saddam Hussein du pouvoir en Irak – un objectif stratégique israélien important en soi – comme moyen de contrecarrer les ambitions régionales de la Syrie. (...) Plus important encore, il est compréhensible qu’Israël ait intérêt à soutenir diplomatiquement, militairement et opérationnellement les actions de la Turquie et de la Jordanie contre la Syrie, telles que la conclusion d’alliances tribales avec des tribus arabes qui traversent le territoire syrien et sont hostiles à l’élite dirigeante syrienne. »
 
« Cherchez et vous trouverez », peut-on lire dans le Nouveau Testament. Tout est ouvert. Tout est sous nos yeux. S’il s’agit d’une conspiration, c’est une conspiration ouverte, comme l’a dit H.G. Wells.

 
Annexes :
 
La chaîne YouTube d’Hamed Ghashghavi.
« En direct avec Téhéran. Iran contre USA/Israël : la guerre qui change le monde », avec Éric Montana, Hamed Ghashghavi, Maria Poumier, Stéphanie Reynaud, Jean-Michel Vernochet, Claude Janvier et Lucien Cerise.
« Iran : Quel avenir pour le Moyen-Orient ? Emission spéciale ! », avec Nicolas Bouvier, Hamed Ghashghavi, Adnan Azzam, François Martin, Bertrand Scholler et Lucien Cerise.
« International Conference on Hollywoodism »
« Treasury Sanctions Iranian Organizations and Individuals Supporting Intelligence and Cyber Targeting of U.S. Persons »
« New Horizon Organization »
« New Horizon Conference Kicks Off in Tehran »
« A Clean Break: A New Strategy for Securing the Realm », Study Group on « A New Israeli Strategy Toward 2000 ». The Institute for Advanced Strategic and Political Studies Jerusalem, Washington, 1996 : « Syria challenges Israel on Lebanese soil. An effective approach, and one with which American can sympathize, would be if Israel seized the strategic initiative along its northern borders by engaging Hizballah, Syria, and Iran, as the principal agents of aggression in Lebanon, including by: (…) paralleling Syria’s behavior by establishing the precedent that Syrian territory is not immune to attacks emanating from Lebanon by Israeli proxy forces. (…) Israel can shape its strategic environment, in cooperation with Turkey and Jordan, by weakening, containing, and even rolling back Syria. This effort can focus on removing Saddam Hussein from power in Iraq — an important Israeli strategic objective in its own right — as a means of foiling Syria’s regional ambitions. (...) Most important, it is understandable that Israel has an interest supporting diplomatically, militarily and operationally Turkey’s and Jordan’s actions against Syria, such as securing tribal alliances with Arab tribes that cross into Syrian territory and are hostile to the Syrian ruling elite ? »
 

Articles en relation