2021, période-charnière assez typique en Occident I Par Modeste Schwartz

2021, période-charnière assez typique en Occident : l'ancien est visiblement condamné, et le nouveau tarde à poindre. Encore ralenti par la niaiserie des gogos qui s'imaginent que c'est Schwabouatl, véritable incarnation de l'ancien, qui va amener le nouveau.


Pour l'instant, la résistance vient de ceux qui s'opposeront AUSSI au nouveau : des rares libéraux sincères , des libertariens, anarchistes etc. Opposés à tout pouvoir, ils font d'autant plus difficilement allégeance à celui qui meurt en ce moment, sous leurs yeux, dans des convulsions totalitaires.

Mais ils ne convaincront pas non plus une masse ovine qui veut (de façon, finalement, légitime) des bergers, a bien sûr un peu de mal à les identifier dans la clique de Davos et ses marchands de seringues (et les lâchera donc probablement dès qu'une équipe plus convaincante se manifestera).
C'est sur cette situation de base que se greffe le problème géopolitique posé par cette crise (terminale ?) de l’Occident : les autres acteurs vont-ils courir plutôt le risque d'attendre l'émergence du nouvel occidental, ou plutôt celui d'essayer de liquider la boutique manu militari ? Les deux options sont risquées - et l'inaction ne l'est pas moins !

D'une nouvelle culture en Occident ; on peut y voir un « renouveau occidental » uniquement dans un sens biologique (au sens d'un nouveau "software" permettant au « hardware » biologique de se perpétuer, en triomphant une fois de plus de la finitude par la procréation) ; mais en se gardant bien d'espérer une perpétuation du soft actuel, dysfonctionnel depuis longtemps (ça, c'est très précisément le projet de Davos, et ça ne marchera pas).

A défaut d'un tel renouveau (EN Occident - pas DE l'Occident - du moins sûrement pas au sens de « culture occidentale »), effectivement, le hard suivra le soft dans la fosse, et, comme la nature a horreur du vide, les mêmes terres finiront par être peuplées par d'autres souches humaines. Ce qui, personnellement, m'est parfaitement indifférent, et devrait laisser de glace tout « nationaliste », étant donné qu'un nationaliste est censé pratiquer l'égoïsme de groupe, et donc envisager l'après-peuple comme le consommateur occidental postmoderne envisage l'après-décès : après moi, le déluge.

J’utilisais ici « nationalisme » dans un sens très général : être attaché à un groupe et à une transmission - applicable donc aussi au tribalisme, au sens de la famille etc. ; ça ne prend pas nécessairement la forme du culte de l’État-nation (qui cependant reste pour l'instant la seule structure pré-davosienne fonctionnelle, donc la seule voie de retrait hic et nunc).

Modeste Schwartz
Avril 2021.

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