Modeste Schwartz : « Maintenant, vous pouvez vous attendre à une surenchère covidienne sans précédent.… »

Visiblement, des ordres sont venus de très haut (soit Davos, soit une concertation des gouvernements covidiens, c'est-à-dire des futurs inculpés dont le cou commence à les démanger) : la Finlande reconfine, le Zingaro de Budapest gonfle ses chiffres comme jamais, le gouvernement suédois s'agite (de façon, heureusement, purement verbale). Ils sentent bien que sans "la victoire vaccinale" (dans l'espoir de pouvoir expliquer un retour à la normale sans avoir à reconnaître leur forfaiture), les nœuds vont couler encore mieux que les économies…
Donc maintenant, le mot d'ordre, c’est : surtout pas relâcher les gueux avant de les avoir piqués !
 
Maintenant, vous pouvez vous attendre à une surenchère covidienne sans précédent. Les rats qui gouvernent les principaux pays européens sont en effet arrivés là où Davos voulait les amener : au carrefour tertium non datur d'une illusoire "victoire vaccinale" censée leur permettre de survivre politiquement (voire physiquement) à leur forfaiture ou du début de la préparation de leur défense en vue du Nuremberg post-covidien. Avec la corde en perspective, ils n'ont plus rien à perdre, et iront systématiquement jusqu'à un seul degré en dessous du niveau de coercition à partir duquel ils pensent que vous risquez de vous soulever. Autre façon de dire que si vous ne donnez aucun signe de vouloir vous rebiffer, ils vont aller jusqu'au bout. 

 
La vraie victoire de Schwab – certes moins spectaculaire en soi que les grandioses perspectives fictionnelles de sa Grande Réinitialisation, mais incomparablement plus réelle – c’est d’avoir réussi à se faire prendre au sérieux. Même ceux qui s’accordent sur sa médiocrité, la perfidie de son projet etc., ont ipso facto tendance à le supposer réalisable. Que Schwab pousse ou non la démence jusqu’à partager leur illusion est, finalement, secondaire. Ses 200 pages de vaticinations étrangères à toute science quantifiable, d’une prose totalement New Age (c’est-à-dire aussi étrangère à la rationalité moderne qu’à la logique analogique de la Tradition) – et d’un New Age provincial (qui ne dit probablement pas grand-chose aux non-Européens qui ne parlent pas couramment anglais – c’est-à-dire, finalement, au plus gros de l’humanité), sa pochade de clown triste passe aujourd’hui pour un (mauvais, dangereux – mais réel) programme politique.
Car toute la culture dans laquelle nous baignons est si profondément imbibée des bobards de sa secte (du « réchauffement » pour handicapées mentales scandinaves à la grippe devenue peste noire, en passant par le « privilège blanc » et la « masculinité toxique ») qu'ils finissent par faire partie du paysage. Même à force d’être contre, on en vient à oublier que ça n’existe pas. L’ennui, c’est que le reste du monde, lui, ne l’oublie à aucun moment.
 
Davos n'a pas d'autre projet que de rester aux manettes dans son bunker occidental, terrorisé qu'il est depuis 2016 par la capacité subversive de ses gueux. Au terme de la « démence » covidienne, il n'y a aucun projet sérieux de sobriété salvatrice (ni verte, ni rouge, ni rose fluo), sans quoi Xi n'aurait pas pris le risque de collaborer (n'oublions pas que sans Wuhan-show, pas de Covid-show). Trump a été le porte-parole (ridicule, comme de droit) des derniers qui pensaient qu'il fallait « faire quelque chose » pour que les Blancs aient encore une chance dans la course. Son élimination sonne le glas de cette illusion.
 
Voilà pourquoi, alors que Gavrilo Princip était oublié dès Noël 14, le Covid doit durer : parce que la suppression du simulacre démocratique occidental (laquelle, « subjectivement », c'est-à-dire dans la prose de Schwab, est censée être un simple « effet secondaire » du Great Reset) est en réalité le seul gain un tant soit peu réel (mais évidemment fort mal partagé) de cette opération de sabotage continental. Du jour où les gueux retournent voter, c'est fini la comédie. Ce pourquoi le schwabisme (hilferdingien dans l'âme) ne pourra que se léniniser à court terme. Ce léninisme sans l’aimer trouvera-t-il aussi le Staline qu’il ne cherche pas ? C'est la seule question qui, moi, me taraude encore un peu par moments. Mais en gros, c'est plutôt plié.
 
Modeste Schwartz
Mars 2021.

Il ne faut pas tomber dans le piège de Schwab, qui cherche à placer la technologie au centre du débat, détournant ainsi adroitement l'attention du centre (politique et, de plus en plus, géopolitique) du problème. Bien sûr qu'on peut pucer (la généralisation du smartphone dans le monde industrialisé l'a déjà fait de facto, à ceci près qu'il n'est pas sous-cutané), mais la question reste: qui puce (et contrôle) qui. La guerre du "vaccin" en cours entre (au moins) trois puissances montre que l'unanimité du printemps 2020 (quand l'enjeu était de faire trébucher l'Amérique) n'est plus qu'un souvenir. Le "modèle chinois" que les tarés de Davos rêveraient d'appliquer à l'Europe fonctionne là-bas parce que les Princes Rouges augmentent régulièrement la ration de porc consommable par le citoyen chinois moyen (et cette dernière ne relève en rien d'une "4e révolution industrielle"), pendant qu'eux-mêmes parlent de mettre les Occidentaux au régime végétarien (et les appauvrissent de facto à une vitesse vertigineuse). Il faut arrêter de faire comme si on allait se réveiller, comme d'un cauchemar, dans une sorte de 2019 reloaded, mais juste un peu (plus) pucés. Le véritable enjeu, c'est la liquidation de l'Occident, désormais inévitable, et elle ne se fera pas sur Netflix.

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