
Adulée par ses partisans, honnie par ses détracteurs, elle laisse rarement insensible ceux qui s’intéressent aux questions environnementales et a le mérite de porter ses problématiques sur la place publique. Greenpeace, une ONG à double-fond(s) ? met en lumière des éléments détonants qui nous invitent à repenser ce que nous savons ou croyons savoir de cette organisation. Auto-présentée comme David luttant contre Goliath, elle se révèle au contraire être une multinationale prospère, jouissant de plus de 340 millions d’euros de recettes annuelles, comme l’exposent des graphiques qui mettent en perspective ses bilans financiers successifs. Mais le plus étonnant repose ici sur la répartition des dépenses de l’ONG, qui consacre plus d’un tiers de son budget à lever des fonds, là où nous l’aurions légitimement imaginée investir pour mener campagne. En fin de compte, cette dernière activité ne représente qu’un peu plus d’un tiers de ses dépenses totales à travers le monde.
Greenpeace est-elle alors une organisation écologiste, ou un « mercenaire vert » déguisé défendant ses intérêts financiers bien compris, ainsi que ceux de ses généreux partenaires et bailleurs de fonds ?
Source : RSE Magazine.
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