COP 28 : la caste impose officiellement la religion de la Terre Mère



Comme il se doit, la COP 28 qui se tenait à Dubaï, au cœur d’un État producteur de pétrole, a donné lieu à d’âpres discussions sur le caractère plus ou moins contraignant de la “transition énergétique” dont parlent tant les mondialistes. Abandonner les énergies fossiles ? oui, mais quand ? Si la COP 28 n’a pas tranché le sujet, elle a en revanche permis d’introduire une doctrine peut-être beaucoup plus fondatrice, perverse et insidieuse : celle d’une Terre Mère qui devrait organiser notre vie quotidienne. Subrepticement, un Grand Remplacement religieux a lieu, sous couvert d’écologie et de salut planétaire.


Nous vous livrons ici la déclaration finale de la COP 28 qui s’est tenue à Dubaï. Un article assez bien fait de France Info retrace l’histoire de ce texte et de ses reculades sur les ambitions chimériques de fixer une date à l’abandon mondial des énergies fossiles.

Sur le fond, l’enjeu affiché de la COP 28 était de programmer une sortie définitive des énergies fossiles. Les Emiratis peuvent se targuer d’avoir fait adopter un texte qui évoque clairement ce sujet, en indiquant qu’il fallait atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Quoiqu’on pense de la pertinence de ce projet, il faut reconnaître au sultan al-Jaber l’habileté d’avoir obtenu l’unanimité sur le principe de cet abandon des énergies fossiles, alors même que son pays s’enrichit uniquement grâce à celles-ci.

Mais l’intérêt de la COP 28 est-il vraiment là, où n’est-il pas plutôt dans cette formulation qui grave dans les textes une nouvelle religion ?

"Mother Earth"… Notre Terre-Mère… tiens ! une nouvelle déesse, à cheval entre la polythéiste Gaïa des Indo-européens, et le Dieu monothéiste. Cet étrange syncrétisme religieux conduit désormais la destinée des peuples, et il ne semble choquer personne.

Éric Verhaeghe
Le Courrier des Stratèges
15 décembre 2023

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