Critiquer Israël est-il devenu un crime en France ? Youssef Hindi, convoqué par la police antiterroriste, pose la question

Youssef Hindi, essayiste et historien, a annoncé être convoqué par le GLAT (Groupe de Lutte Antiterroriste) le 3 juin prochain. Bien qu’officiellement auditionné comme simple témoin, il dénonce une manœuvre pour le piéger et le faire basculer en accusé.


L’affaire Youssef Hindi illustre une justice à deux vitesses, où le crime de « mauvaise pensée » semble désormais puni par la terreur administrative.


L’auteur de douze ouvrages, traduits en plusieurs langues, souligne l’absurdité de cette convocation : ses travaux, fondés sur des sources historiques et juridiques, n’ont jamais donné lieu à des poursuites. Pourtant, depuis des années, des associations pro-israéliennes scrutent ses interventions, cherchant à l’incriminer. Cette audition intervient dans un contexte de répression accrue en France contre les voix critiques envers Israël, comme en témoignent les récentes gardes à vue de militants ou d’intellectuels, comme Pierre Jovanovic.

Youssef Hindi rappelle que le droit international légitime la résistance armée contre l’occupation, ce qui n’en fait pas du terrorisme. Pourtant, la France criminalise ceux qui défendent ce principe, tandis qu’aucun pro-israélien tenant des discours appelant au « nettoyage ethnique » des Palestiniens n’est inquiété. Avec le revirement récent de Paris condamnant les exactions israéliennes à Gaza, cette convocation apparaît comme un anachronisme politique – voire une soumission aux lobbies sionistes.



Marcel D. « Urgent ! Youssef Hindi convoqué par la police antiterroriste »

Mobilisation et résistance : l’heure est au soutien

Face à cette offensive, la passivité n’est pas une option. L’affaire Pierre Jovanovic a montré que la mobilisation citoyenne et médiatique pouvait faire reculer l’arbitraire. Aujourd’hui, c’est autour de Youssef Hindi que doit se cristalliser la résistance.

Plusieurs actions sont possibles :

  1. Relayer massivement l’information sur les réseaux sociaux et les médias alternatifs.

  2. Interpeller les élus sur ces dérives liberticides.

  3. Soutenir financièrement les possibles frais juridiques engagés par Youssef Hindi pour se défendre (acheter ses livres est une excellente idée !).

  4. Exiger la transparence sur les motifs réels de cette convocation.

Youssef s’exprimera prochainement au micro de Marcel D. sur Radio 2.2 pour donner sa version des faits. Ce sera l’occasion de dénoncer une nouvelle fois ces méthodes indignes d’un État de droit.

L’affaire Youssef Hindi n’est pas un incident isolé, mais le symptôme d’une démocratie malade. Quand un pays traite ses intellectuels comme des criminels, c’est sa propre liberté qu’il assassine. La bataille ne fait que commencer – et c’est ensemble que nous la gagnerons.

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