En-dehors « du Covid », il n'y a que le Spectacle résiduel !

Non, bien sûr qu’il n’y a pas « d’actualité en-dehors du Covid’ » (comme disent les naïfs – comprendre : en-dehors de la Grande Réinitialisation).


Il y a juste un certain nombre de jobards trop impliqués (affectivement ou matériellement) dans leurs petits dadas d’avant mars 2020 (pro ou anti immigration, « pro-capitalisme », « anticapitalisme », féminisme, masculinisme, et j’en passe) pour réussir à se hisser à la hauteur des temps. S’ils ne sont pas encore piqués, cela ne saurait tarder.
 
En-dehors « du Covid », il y a le Spectacle résiduel. 

Par exemple, le cinoche actuellement organisé à la frontière orientale de la Pologne.

Spectacle 100% monté par les Polonais eux-mêmes (exactement comme celui de la frontière magyaro-serbe par les Hongrois, il y a 5 ans), à 90% à des fins de politique interne (comme en Hongrie il y a 5 ans). Mais qu’on arrive malgré tout, comme les conserves de la Baltique, à vendre encore à quelques pigeons « illibéraux » à l’étranger.


Aux très mal informés, profitons-en pour rappeler que :

1) Rien dans l’univers n’empêchait les Polonais (comme l’avaient fait tous les Etats des Balkans occidentaux à partir de 2015) d’ouvrir un corridor à migrants entre Bialystok et Berlin, jusqu’à l’Allemagne qui attend à bras ouverts cet enrichissement culturel, et qui n’est pas censée être, historiquement, le grand amour des Polonais. Ils ont donc créé artificiellement le problème en dressant des barbelés sur le chemin de gens qui ne cherchent qu’à traverser leur territoire, sûrement pas à s’y attarder.
 
2) Dans l’UE, pour faire venir les « djihadistes » et autres « mercenaires » qui réprimeront demain les révoltes contre le nouveau bolchevisme covidiste, nul besoin de complicités biélorusses et de scènes de Counterstrike sur les frontières de la Pologne : l’immigration légale et méditerranéenne y suffit amplement.
 
3) Très près de perdre sa majorité à la Diète, le PiS polonais « au pouvoir » (comprendre : les banquiers qui gouvernent sous son fanion) a absolument besoin « d’amuser » son aile droite (les véritables nationalistes polonais, socialement minoritaires dans ce pays largement urbanisé et métrosexualisé), à deux doigts de se rebeller contre la dictature grand-réinitialisante en place à Varsovie. Autre symptôme de cet état de fait : des témoignages concordants m’indiquent que les « règles covidiennes » (très strictes sur le papier) ne sont appliquées nulle part en Pologne, les autorités locales recevant de tout évidence des consignes de laxisme systématique. Elles redeviendront plus strictes après la chute du faux-nez illibéral, sous la férule d’un gouvernement ouvertement europhile dont le gouvernement crypto-europhile actuel prépare discrètement l’avènement – puisque, à Varsovie comme à Budapest, le véritable ennemi des gouvernements « illibéraux », c’est la frange réellement nationaliste de leur société.
 
4) Les Etats héritiers de la Tchécoslovaquie (où les populations urbaines avaient atteint dès l’avant-guerre un haut degré de dégénérescence culturelle) n’appartiennent que formellement au V4 : la Slovaquie, partagée comme la Roumanie entre véritables nationalistes et mondialistes de coupe classique, y constituait dès le début un corps étranger ; et la Tchéquie n’y adhérait que via le système Babiš, qui vient de tomber. Les deux membres restants de ce « bloc » fantomatique (Pologne et Hongrie), après s’être condamnés à la mort politique par collaborationnisme covidiste (comme je l’ai prévu il y a 18 mois) s’emploient donc à frénétiquement répéter les mantras de leur communication politique, à commencer par la « défense de l’Europe » : d’une Europe qui les vomit de plus en plus ouvertement, met la Pologne à l’amende et attend la Hongrie au tournant pour lui faire payer le prix de son pluralisme injectal (homologation des sérums russes et chinois par les autorités de santé hongroises l’année dernière). C’est un peu la situation des troupes bandéristes d’Ukraine au sein du Reich en guerre : prêchant la collaboration à bord même du train de la déportation.
 
Bien évidemment, les généraux de cette arrière-garde (par définition) sacrifiée espèrent bien avoir droit à un wagon spécial, vers une destination ensoleillée. A mon avis, eux non plus ne sont pas à l’abri d’une surprise à l’arrivée.
 
Modeste Schwartz
13 novembre 2021.

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