
Ce livre s’appuie sur l’étude de quatre échecs historiques de mise en place d’un régime politique suprémaciste blanc (prônant la supériorité de la race blanche sur les autres et donc un devoir d’expansion et/ou de domination sur les autres races) : la Confédération sudiste et le Klu-Klux-Klan aux États-Unis, l’apartheid en Afrique du Sud, le Troisième Reich d’Hitler en Allemagne et enfin le mouvement « nationaliste » ukrainien post-URSS.
Lucien Cerise y expose les raisons de ces échecs et constate qu’elles sont relativement constantes : le suprémacisme blanc est un mouvement voué à l’autodestruction parce qu’il n’est ni réaliste ni rationnel, il ne prend pas en compte la réalité telle qu’elle est mais fantasme le réel de manière romantique et émotionnelle, presque adolescente, et sur une toile de fond ésotériste. Cette immaturité idéologique du suprémacisme blanc le rend vulnérable à toutes sortes de manipulations et d’intrusions par des pouvoirs politiques qui savent parfaitement ce qu’ils veulent et comment y parvenir. Ainsi, les quatre suprémacismes mentionnés se sont systématiquement retrouvés infiltrés et détournés vers un but extrinsèque allant in fine contre leurs intérêts objectifs. On trouve ainsi pêle-mêle une Confédération sudiste dirigée par un suprémaciste juif, l’apartheid sud-africain piloté par le franc-maçon Cecil Rhodes qui détruira le seul projet viable de cohabitation blancs-noirs des Afrikaners, un Troisième Reich occultiste et précurseur du transhumanisme, et enfin un national-socialisme ukrainien compatible avec la « société ouverte » pro LGBT et pro métissage !
Dans les faits et conceptuellement, le suprémacisme (blanc, ici) est une doctrine qui mène inéluctablement à son autodestruction, au terme d’une dialectique interne, parfois aidée par des puissances extérieures poursuivant des intérêts propres. Aujourd’hui en Europe, ce suprémacisme blanc s’incarne dans le délire mondialiste, futuriste, techno-scientifique et transhumaniste que le Quotient Intellectuel supérieur des Blancs est seul censé pouvoir produire et qui mène le peuple blanc à sa disparition dans le métissage interracial mais aussi avec les machines. Là encore, le suprémacisme blanc est en train de scier la branche sur laquelle il est assis, et le bénéficiaire du crime ne sera certainement pas l’autochtone européen historique ! Il faudra donc que le suprémacisme blanc, même s’il peut accessoirement servir de « mythe mobilisateur » au sens de Georges Sorel, cède la place à un nationalisme blanc cohabitant avec les autres nationalismes autochtones. Un nationalisme ancré dans le réel, en lien avec une nature qui contient l’homme et n’en devient pas le contenu, conscient des notions de frontière et de limite ainsi que de la nécessaire pluralité ethnique des peuples.
On retrouve dans ce livre tous les centres d’intérêts de Lucien Cerise depuis vingt ans : ingénierie sociale, géopolitique, philosophie du langage et de la communication, appliqués ici au suprémacisme blanc.

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